Avoir peur de sortir seul peut évoquer l’agoraphobie, mais ce trouble anxieux est plus complexe que la simple peur de quitter son domicile.
L’agoraphobie correspond à une peur importante de certaines situations dans lesquelles la personne pense qu’il serait difficile de s’échapper ou d’obtenir de l’aide si elle se sentait mal.
Elle peut entraîner un évitement qui perturbe fortement la vie quotidienne.
Ce n’est pas simplement « avoir peur des grands espaces »
Cette idée répandue est réductrice. L’agoraphobie peut concerner les transports en commun, les espaces ouverts ou fermés, les files d’attente, les foules et le fait d’être seul à l’extérieur de son domicile.
Plusieurs de ces situations doivent être concernées pour répondre aux critères diagnostiques actuels.
Pourquoi sortir seul peut-il devenir angoissant ?
La crainte porte souvent sur l’idée de ne pas pouvoir partir facilement ou recevoir de l’aide en cas de panique ou de malaise.
Certaines personnes se sentent alors plus rassurées lorsqu’elles sont accompagnées et commencent progressivement à éviter les situations redoutées.
Agoraphobie et attaques de panique ne sont pas synonymes
L’agoraphobie peut être associée à des attaques de panique, mais les deux troubles peuvent aussi exister séparément.
Une attaque de panique correspond à un épisode soudain de peur intense pouvant notamment provoquer palpitations, tremblements, difficultés respiratoires ou vertiges.
Avoir peur de sortir ne suffit pas pour poser un diagnostic
Une difficulté à quitter son domicile peut avoir différentes causes.
Pour diagnostiquer une agoraphobie, les professionnels évaluent notamment les situations redoutées, la persistance de la peur, l’évitement et son impact sur la vie quotidienne.
Des traitements existent
La psychothérapie, notamment les approches cognitivo-comportementales utilisant une exposition progressive aux situations redoutées, fait partie des traitements de référence. Un professionnel de santé peut proposer une prise en charge adaptée à chaque situation.
À retenir
L’agoraphobie n’est donc ni un manque de volonté ni une simple préférence pour rester chez soi. Lorsque la peur et l’évitement limitent durablement les déplacements ou les activités quotidiennes, demander l’aide d’un professionnel peut permettre d’évaluer la situation et d’envisager un traitement approprié.